Une fonction RH 2.0 est aussi une fonction connectée… au business

human-capital

Nous avons échangé avec Matthieu Beucher, PDG de Klaxoon. Il revient avec nous sur sa perception du monde des ressources humaines.

Retrouver ici l’article sur Klaxoon

Pour Matthieu Beucher, si le métier des ressources humaines est en pleine évolution, c’est en raison d’un contexte qui se transforme. D’une part l’environnement économique change avec l’avènement du digital, l’arrivée prochaine de l’intelligence artificielle et l’accentuation de la concurrence. D’autre part en raison de l’importance de la connaissance et de l’information dans un tel environnement.

Ces différents facteurs entrainent la transformation rapide des métiers et donc de la fonction ressources humaines, qui doit diriger ce mouvement. D’abord, les RH ne peuvent plus raisonner sur du moyen ou long terme, avec des plans à 10 ans. Aujourd’hui, c’est la vision court terme qui prime, pour la gestion des compétences et de nombreux autres aspects RH. Ensuite, la gestion des talents s’accélère elle aussi, ceux-ci souhaitent évoluer rapidement sur des postes divers et à responsabilité. Enfin, la RH est responsable du déploiement d’outils qui pourront gérer la masse de connaissance produite, et apporter du savoir aux opérationnels.

Pour résumer : « Avant, il existait un delta entre la fonction RH et les opérations. Aujourd’hui, il faut à tout prix être connecté aux produits, à la concurrence, et plus simplement, au business ».

A cette fin, les RH doivent disposer de nouvelles compétences. Premièrement, la fonction doit être orientée conseil aux opérationnels et anticipation de leurs besoins et problématiques. Deuxièmement, l’ouverture sur le monde est l’entreprise est primordial. Troisièmement, les RH ont vocation à rejoindre physiquement les équipes : « Les RH ne sont plus une chapelle dans un coin de l’entreprise ». A cette fin, la capacité à collaborer, à écouter devient une compétence clé pour les RH.

Matthieu Beucher observe la dynamique importante de la e-RH en France. Selon lui, un phénomène non sans lien avec l’histoire. « Dans le pays des droits de l’homme, la culture française trouve une belle occasion de s’exprimer dans les outils RH où l’on recherche de plus en plus ce supplément d’âme ».

Concrètement, cette « French touch » s’exprime dans la e-RH par une éthique définie et une vision de son application en entreprise. On écoute davantage les limites de certains modèles ; la e-RH apporte de cette manière un « supplément d’âme ».

Très concrètement, ce marché, au vu de son potentiel, va être challengé par des géants. Il s’agit donc pour les entreprises qui le composent de défendre leurs idées et de se déployer très vite à l’international : « Si on reste dans un contexte franco-français, on se fera dépasser ».

Laisser un commentaire

*