Revue de presse RH – 19/02/17

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A quoi ressemblera le monde du travail en 2030 ?

3582_default_bigOualid Hathroubi, directeur adjoint au sein du cabinet de recrutement Hays, distingue 7 tendances qui impacteront les entreprises de demain.

  1. « Des espaces de travail encore plus ouverts »: l’environnement dans lequel baigne le collaborateur est immergé est en constante mutation depuis la fin des Trente Glorieuses. Cet élan devrait se poursuivre en s’inspirant toujours plus du mode de fonctionnement des startups.
  2. « Les formes et la nature du travail » : le salarié urbain, traditionnellement embauché en CDI, devrait laisser place à d’autres formes de travail. Impulsé par le développement technologique et le télétravail, un retour aux environnements ruraux pourrait par exemple s’opérer. Autre exemple, porté entre autres choses par l’ubérisation : le développement du statut d’auto-entrepreneur.
  3. « Le Big Data »: véritable révolution dans l’entreprise, celui-ci pourrait apporter une véritable dimension scientifique et objective à la prise de décisions.
  4. « Un manager à plusieurs casquettes »: les générations Y et Z changeront les mentalités managériales vers davantage de bienveillance, de confiance, de reconnaissance du travail accompli, etc. Le modèle du leader charismatique et inspirant s’étendra à tous les échelons managériaux.
  5. « Le sens et la valeur au travail plus important que le salaire »: thème récurrent s’il en est, ces jeunes générations chercheront également à exercer un métier porteur de sens, manifestant ainsi un engagement sociétal fort. Cela représentera une véritable source de motivation.
  6. « Des entreprises avant-gardistes »: l’interpénétration entre lieu de travail et lieu de vie devrait passer un cap. A l’image de Google, des services de garde d’enfants, des coiffeurs, etc. devraient voir le jour rapidement.
  7. « Quid des robots en 2030 ? » : leur rôle consistera à prendre en charge les tâches les plus répétitives dans des domaines différents : industrie, logiciels, médecine, etc. Cela permettra à l’Homme de se focaliser sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, entrainant certes la disparition de certains métiers, mais également l’apparition de nouveaux. Hommes et machines seront complémentaires.

Source : Les Echos – 13/02/2017

Les salariés peuvent-ils être autonomes ?

02-10-2Les rapports de la DARES sur les conditions de travail sont sans appel : depuis la fin des années 1980, l’autonomie des salariés ne cesse de diminuer. Selon Jean-Marc Dubau, chargé de mission chez Transdev, une des raisons qui explique ce constat est la naissance de « processus très encadrants, liés à la gestion des risques » au cours des 15 dernières années.

Or, cette tendance est une spécificité française : « La France est un des pays où la distance hiérarchique est la plus forte, plus forte même que dans certains pays du Sud ou au Japon » selon Martin Richer, co-auteur d’un rapport de Terra Nova sur la QVT (Qualité de Vie au Travail). Il dénonce ainsi le dévoiement du « lean management » et du concept d’entreprise libérée, dans le sens où il ne s’agit « parfois que d’une injonction, sans donner les ressources nécessaires au salarié en matière de temps, de formation … C’est parfois une manière de décharger les responsabilités ».

Ainsi, il souligne l’importance de réunir trois éléments pour qu’une véritable autonomie soit accordée au salarié : organisation libre du travail, possibilité d’influencer sur les décisions de l’équipe dans son ensemble et mise à profit du dialogue social dans l’entreprise. Pascal Ughetto prône quant à lui une véritable refonte de l’organisation du travail : « S’il n’y a pas, au niveau de la direction, l’autorisation donnée à chacun de pouvoir se tromper et d’être en dehors des clous, l’autonomie restera un vain mot ».

Source : Le Monde – 12/02/2017

De la présentation à la collaboration agile : la salle de réunion, véritable laboratoire technologique dans l’entreprise

Image of business documents, pen and glasses on workplace during meeting of partners

Les salles de réunion changent de dimension au sein de l’entreprise : initialement pensées comme des lieux de présentations, parfois longues et indigestes, elles deviennent des lieux d’échanges où la créativité s’exprime, au cœur des stratégies opérationnelles.

Le développement technologique y est pour beaucoup. Ces progrès permettent d’évoluer vers plus d’interactivité grâce, par exemple, à l’utilisation d’écrans déportés ou à l’affichage dynamique, qui favorisent la mise en place d’un travail collaboratif. Ce n’est pas tout : les nouvelles technologies permettent également de voir au-delà de la salle de réunion physique. Visioconférences et autres solutions de collaboration permettent ainsi d’allier échanges physiques et virtuels et, en somme, de fomenter la spontanéité, la créativité et la réalisation de tâches.

En la matière, il est impossible de ne pas évoquer la démocratisation du tactile et du sans fil. Le premier, au-delà de résoudre les problèmes liés à certains facteurs externes, offre une facilité et un grand confort d’utilisation. Le second offre plusieurs possibilités : connexion de différents périphériques en même temps, changement d’intervenant largement facilité, annotations dans les contenus de différents utilisateurs, etc. Tout laisse à penser que ces tendances vont se poursuivre dans les années à venir, stimulant ainsi la collaboration et la productivité dans l’entreprise.

Source : Les Echos – 15/02/2017

La robotisation ne tue pas le travail : elle le transforme

3En 2013, une étude de deux chercheurs d’Oxford, Benedikt Frey et Michael Osborne, concluait que 47% des emplois américains étaient soumis au risque d’automatisation. En France, aussi bien le COE (Conseil d’Orientation pour l’Emploi) que les candidats à la prochaine élection présidentielles se sont emparés du sujet. En réalité, le sujet est aussi vieux que le progrès lui-même.

Le rôle d’un robot est effectivement de remplacer un humain pour l’exécution de certaines tâches, mais pas pour occuper un emploi. Or, la plupart des études publiées ne tiennent pas compte de cette nuance et ignorent complètement le nombre d’emplois que cette même automatisation pourra engendrer dans le même temps. Aujourd’hui, ce que nous pouvons dire est que l’effet semble plutôt positif : les pays les plus équipés en robots (ceux où l’investissement en faveur des gains de productivité est le plus élevé) sont ceux qui préservent le mieux leur industrie.

Le défi est plutôt celui de la transformation du travail que de sa disparition : dans le secteur tertiaire comme secondaire, la demande s’oriente vers des profils toujours plus qualifiés (exception faite des emplois d’aide à domicile ou d’aide à la personne). L’enjeu est donc de doter la formation initiale et continue des moyens indispensables pour permettre aux individus de monter en compétences et être en mesure de maîtriser les métiers de demain.

Quoi qu’il en soit, le sujet n’est pas nouveau et la conclusion revient sur le rôle prépondérant de l’Ecole, meilleur outil de préparation à l’impact des nouvelles technologies sur l’emploi.

Source : Le Monde – 17/01/2017

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