Revue de presse RH – 18/10/16

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Le DRH occupe le poste le plus inconfortable au Comex

18-10Avec sa Radioscopie 2016, Cegos a interviewé 245 DRH sur leur rôle dans l’entreprise. Suite à cette étude, le constat se révèle négatif : la majorité d’entre eux jugent que de trop nombreuses contraintes pèsent sur leur fonction, qui se résume bien souvent à une mise en conformité avec le droit, à la négociation d’accords, etc. En bref, leur rôle se réduirait à celui d’un expert technique et juridique.

A ce constat vient s’ajouter la sensation de toujours travailler dans l’urgence. La gestion de réorganisations incessantes s’associe ainsi au manque de vision globale sur la stratégie de l’entreprise, qui elle-même n’adopterait pas une logique d’anticipation et ne soutiendrait pas suffisamment les DRH dans leurs décisions.

Cette impression semble se confirmer d’après l’enquête de Cegos : 960 salariés interrogés en miroir confirment cette photographie de la fonction RH. Insuffisamment transparent, pas assez humain, soumis à la Direction Générale, voici quelques-uns des clichés qui semblent parfois se vérifier au sein de l’entreprise.

Le problème se situe donc certainement au niveau de la vision du poste de DRH. Souhaitant exprimer leur vision stratégique et déployer leurs talents de médiation et de négociation, leurs collaborateurs les attendent davantage sur le terrain de la proximité. Un problème l’heure des bouleversements organisationnels que connaissent bon nombre d’entreprises.

Source : Les Echos – 28/09/2016

« L’entreprise utile » : une formidable opportunité pour les Ressources Humaines et la Communication »

18-10-1De récentes enquêtes présentent les fonctions RH et Communication comme les mal-aimées de l’entreprise. Cependant, une relation paritaire et collaborative entre ces deux départements peut se révéler bénéfique pour leur image et au profit d’une vision holiste de l’entreprise. Plusieurs options sont alors envisageables.

La première revient à mutualiser les ressources entre les départements. En effet, les fonctions supports doivent continuellement chercher à rationaliser de leur structure de coût au sein de l’entreprise. Dans ce contexte, pourquoi ne pas mettre en commun les informations, indicateurs et ressources sur des projets nécessitant des compétences transversales, telles que la conduite du changement par exemple.

Une autre solution consiste à créer de la valeur conjointement. On le sait, l’expérience client est intimement liée à l’expérience employé. Pourquoi ne pas ensemble sur des projets de transformation liés au digital par exemple ?

Troisième voie envisageable : la vision à 360°. Une certaine défiance des collaborateurs vis-à-vis de la direction s’est immiscée dans les entreprises. La solution consisterait alors à communiquer différemment, aligner les discours et regagner la confiance. Communication interne, relation clients, réseaux sociaux, … peuvent s’entremêler facilement et se mettre au service d’une plus grande cohérence dans le discours.

Quatrième et dernier point évoqué : la révolution de l’utilité. L’entreprise doit aujourd’hui se montrer utile dans la société. De fait, de nouveaux terrain de jeux au croisement des fonctions RH et Communication apparaissent dans l’optique de favoriser le dialogue et l’engagement de l’entreprise dans la sphère sociale.

Source : Les Echos – 06/10/2016

RH 3.0, au cœur de la transformation digitale

18-10-2La fonction RH ne se cantonne pas à un rôle d’expert. Elle est en première ligne sur un certain nombre de sujets liés à la transformation digitale dans l’entreprise. Plusieurs défis sont ainsi à relever.

Tout d’abord, celui de l’entreprise étendue : l’essor des travailleurs indépendants change la façon de penser les RH. Couplée à la généralisation des connections aux applications en ligne de l’entreprise, il devient fondamental d’améliorer l’expérience utilisateur sur ces plateformes.

Ensuite, la notion de RH 3.0 consacre l’idée de point d’entrée en ligne unique à l’ensemble des ressources de l’entreprise pour les utilisateurs externes. L’information doit aujourd’hui être centralisée et, pour se faire, l’interopérabilité des SI doit devenir possible dans une logique d’interaction des données sociales personnelles des collaborateurs.

Autre défi : le Big data s’impose aujourd’hui dans un objectif de sécurisation et de pérennisation du patrimoine SI. L’accessibilité des données ne doit pas mettre en jeu leur sécurité.

Finalement, on le voit, le SIRH tout entier est aux prises avec la nouvelle entreprise étendue qui s’étend au-delà de ses locaux. La transformation digitale pose des questions quant à leur accessibilité, à la mise en relation des personnes et des groupes, à l’interaction de différents domaines de métiers, etc.

 

Source : JDN – 14/10/2016

Mais où sont passés les bureaux ?

18-10-3Depuis la rénovation de leurs bureaux rue Haussman, les salariés de Danone expérimentent le desk sharing et ont dit au revoir au bureau individuel. La raison ? Selon Marc Benoît, DRH du groupe, il s’agit de « travailler différemment. Sur dix bureaux, six à peine étaient occupés, en moyenne. Mais on manquait de salles de réunion, le lieu était saturé ». L’espace mutualisé a donc été réaménagé en « villages » dans lequel les collaborateurs se répartissent selon leurs fonctions et leurs besoins du moment.

Cette tendance s’affirme : l’Association des Directeurs et Responsables de l’Environnement de Travail estime à 12% des grandes entreprises du secteur tertiaire à s’organiser de cette façon. Dans ces sociétés, chaque matin, les salariés vont chercher leur corbeille dans un casier-consigne. Ils choisissent ensuite leur place de travail. Cependant, cette mutualisation des bureaux n’est pas si récente : l’expérience avait déjà été tentée au cours des années 1990 par Andersen Consulting (désormais Accenture), sans réel succès.

Pourquoi ce regain d’intérêt aujourd’hui ? Le premier facteur concerne la rationalité économique : les loyers représentent un poste important de dépense pour les entreprises et les bureaux ne sont pas toujours occupés. La deuxième raison touche à l’avènement du tout-numérique, à travers lequel les documents sont disponibles en version digitale.

Enfin, les millenials jouent un rôle dans ce processus. « Avec un temps de décalage arrive dans les bureaux se qui se produit dans la société. Avec Blablacar, Airbnb, on mutualise tout. Les jeunes y voient leur intérêt parce qu’ils obtiennent en contrepartie des espaces collectifs moins aseptisés » déclare Flore Pradère, JLL France.

Attention toutefois puisqu’il s’agit d’une dynamique qu’il faut accompagner et à laquelle les instances représentatives peuvent et doivent être associées. Certains sceptiques peuvent y voir la matérialisation de l’idée de flexibilité du travail et cela engendre des inquiétudes. Ne pas avoir de point d’ancrage fixe dans l’organisation peut se révéler perturbant, d’où la nécessité d’une bonne communication et des capacités d’écoute des collaborateurs.

Source : Le Monde – 07/10/2016

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