Revue de presse RH – 10/11/16

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McDonald’s: accord à 3,7 M$ avec des salariés

En 2014, des salariés de McDonald’s ont déposé une plainte collective à San Francisco. Il s’agissait de pointer du doigt des pratiques dont ils étaient victimes : une paie qui ne prenait ni en compte l’ensemble du travail effectué, ni les heures supplémentaires), un non-respect des temps de pause légaux et un non-remboursement des frais engagés pour l’entretien de leur uniforme de travail.

Un accord financier a été trouvé entre les plaignants et les gérants de la franchise concernée mais également avec l’enseigne McDonald’s. La somme totale s’élève à 3,75 millions de dollars (1,75 millions de dollars pour dommages et intérêts et 2 millions de dollars pour les frais de justice engagés).

C’est la première fois que le groupe McDonald’s intervient de cette manière (ou de la sorte) puisqu’en principe, les franchises sont totalement indépendantes du groupe. Au regard de la situation, le groupe McDonald’s n’avait que peu de choix.

Source: Le Figaro – 01/11/2016

Alain Dehaze (Adecco) : « Les nouvelles générations ne veulent plus se lier à long terme à l’entreprise »

Alain Dehaze, CEO du leader mondial de l’intérim depuis août 2015, analyse le rapport des générations X et Y au travail.

Selon ce dernier, la flexibilité est le maître mot pour caractériser le monde dans lequel nous vivons. Par exemple, le travail temporaire permet aux entreprises et aux collaborateurs une plus grande la flexibilité. Bien entendu, d’autres formes de contrat existent comme l’auto-entreprenariat ou l’externalisation.

Cette flexibilité et la multitude de contrats permettent de répondre à une tendance qui se retrouve chez les générations X et Y. En effet, pour Alain Dehaze, « Les nouvelles générations ne veulent plus se lier à long terme à l’entreprise. Les jeunes bien formés sont des « serial project managers ». Ils veulent travailler plutôt dans de petites structures, et avoir de la bénéficier d’une mobilité internationale ».

Afin de mieux comprendre le marché de l’emploi – l’offre et la demande, l’entreprise a récemment mis en place Adecco Analytics (traitement algorithmique des Big Data) en France. « Cela permet de mieux comprendre et anticiper les dynamiques sur les territoires, d’élaborer des stratégies de gestion prévisionnelle des compétences, de déployer des plans de recrutement pertinents » comme l’explique Alain Dehaze.

Enfin, il constate que « 71 millions de jeunes sont sans emploi dans le monde en 2016 et 621 millions ne sont ni sur le marché du travail ni dans le système éducatif ni en formation ». Les raisons principales sont liées à l’incompatibilité entre les profils et les besoins et le manque d’expérience des jeunes générations. C’est pourquoi, Alain Dehaze recommande le développement des programmes d’apprentissage et d’alternance. Il fait la promotion de ces systèmes par le biais du réseau mondial « Global Apprenticeships Network » et la « Grande école de l’alternance ».

Source: Adecco – 08/11/2016

« A même emploi, même temps de travail, l’écart de salaire entre hommes et femmes est d’environ 9% »

Selon le collectif Les Glorieuses, à partir du lundi 7 novembre à 16h34, les femmes travailleront de manière « bénévole » jusqu’à la fin de l’année, en conséquence de l’écart salarial entre hommes et femmes de 9%.

Séverine Lemière, maître de conférences à l’université Paris-Descartes, explique qu’en moyenne, « en France, l’écart salarial annuel net est de 25,7 % (données 2012, Dares). Cet écart prend en effet en compte toutes les inégalités professionnelles : le temps partiel (1 femme sur 3 travaillant est à temps partiel), et la ségrégation professionnelle (le fait que femmes et hommes n’occupent pas les mêmes emplois, ne travaillent pas dans les mêmes secteurs…) ». Le résultat de 9% est calculé par les économistes en utilisant le principe de « l’écart de salaire ‘toutes choses égales par ailleurs’ c’est-à-dire en regardant à même temps de travail, même secteur, même taille d’entreprise, même catégorie professionnelle ».

Selon Séverine Lemière, les différences de salaires ont tendance à augmenter avec le temps, tout au long de la carrière. Deux éléments sont à prendre en compte : l’effet du plafond de verre et l’effet des maternités. Certes, une femme va avoir tendance à réduire (passage à temps partiel) voire cesser son activité professionnelle. Cela va directement impacter leurs salaires. Cependant, il a également été démontré que les inégalités salariales existent pour les femmes qui ont eu une carrière continue. Pour quelle raison ? Parce que les employeurs ont en tête « le soupçon de maternité ».

Que faire pour faire évoluer les mentalités ? Malgré la ténacité des inégalités structurelles, Séverine Lemière recommande aux femmes de « s’améliorer dans leurs négociations salariales, et à prendre conscience des inégalités et confiance dans leurs compétences ». Plus en amont encore, il reste à effectuer « des efforts sur l’éducation et les rôles sociaux des femmes et des hommes ». Enfin, elle ajoute qu’une négociation pour la revalorisation salariale des emplois très féminisés doit être collective.

Etude du Dares (novembre 2015) : « Ségrégation professionnelle et écarts de salaires femmes-hommes »

Source: Le Monde – 08/11/2016

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