Revue de presse RH – 24/11/16

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L’humain au cœur de la transformation digitale

Collage of business people using technology
Collage of business people using technology

Les nouveaux enjeux de la révolution numérique ne concernent pas seulement l’adaptation des méthodes et process dans l’entreprise : ils représentent des moyens en faveur de l’efficacité organisationnelle et de l’engagement collaborateur.

Or, certaines résistances aux changements peuvent exister en interne. Par conséquent, l’objectif sera de partager une même vision de la stratégie avec les collaborateurs. Cela passe par une prise de conscience des enjeux et des bénéfices de la transformation digitale.

Selon Vincent Ducrey, président du Hub Forum, « il faut repenser l’organisation avec des méthodes de travail agiles, former les équipes en interne de manière à ce que chacun utilise un langage commun (…) et recruter les talents de demain ». Les RH ont donc un rôle à jouer dans cette transformation en insufflant un changement culturel dans l’entreprise et en rendant l’expérience collaborateur plus qualitative.

Orange est un bon exemple d’adaptation aux transformations digitales. L’entreprise a ainsi pris l’initiative d’envoyer certains cadres faire le tour des start-ups, universités et incubateurs dans toute l’Europe pour s’enrichir d’idées nouvelles. Or, c’est de la réflexion collaborative que naît la création de valeur et d’innovation. Il se trouve justement que les outils digitaux favorisent cette réflexion.

Source : ADN – 14/11/2016

La blockchain peut-elle renverser le management traditionnel ?

24-11-1La technologie blockchain entraine une organisation du travail collaborative et autogérée, remettant ainsi en cause le modèle hiérarchique vertical. Elle permet de mettre en place un système de gouvernance décentralisée promu par de nombreuses start-ups, notamment Backfeed.

Dans le système que cette entreprise propose, les collaborateurs peuvent créer et rejoindre des projets, soumettre des contributions, etc. De leur niveau de participation dépendra leur réputation : plus celle-ci sera élevée, plus il aura un pouvoir de notation sur ses pairs. C’est ainsi la communauté qui décide de la rémunération de chacun. La mort annoncée du DRH ?

Cette initiative s’inscrit dans la logique du management plat et de l’entreprise libérée. Mais peut-on gérer les RH comme des transactions financières ? Cette technologie est-elle applicable partout ? Rien n’est moins sûr, d’autant que certains effets pervers et abus peuvent apparaitre.

Selon Mark Bolino, professeur à l’université d’Oklahoma, certains employés pourraient être amenés à jouer le rôle de goulot d’étranglement : aucune décision ne pourrait être prise sans leur consultation alors même qu’ils ne disposeraient pas de l’expertise nécessaire. Autre possibilité : l’apparition d’une « culture du chiffre » dans laquelle les salariés chercheraient uniquement à gagner des points de notoriété au détriment d’un travail de fonds. Les usages de la blockchain en management restent donc à définir.

Source : Maddyness – 14/04/2016

La blockchain donne un coup de vieux aux RH traditionnelles

RHLa blockchain se définit comme un moyen de travailler en équipe et de récompenser chaque collaborateur selon son degré de participation à un projet. Elle représente ainsi une bonne technique pour générer de l’engagement et mesurer l’investissement de chacun : les plateformes qui émergent donnent un aperçu infalsifiable de la structure et du fonctionnement des groupes-projets.

Colony, par exemple, est une des start-ups utilisant la technologie blockchain et s’appuyant sur la gamification en faveur d’une organisation décentralisée. Sur leur plateforme, les différentes communautés sont appelées des ‘’Colonies’’ et la monnaie virtuelle est le ‘’Pollen’’. Celle-ci permet de créer des communautés et lancer des projets. Elle se gagne en participant à des projets et en fonction de sa participation passée. Ces plateformes fonctionnent elles-mêmes grâce à un algorithme.

Le collaborateur engagé sur cette plateforme cherchera à garantir sa réputation. L’entreprise aura quant à elle intérêt à garantir la transparence et la résilience des mécanismes de fonctionnement et de distribution des points de réputation. En somme, cela donne naissance à des « RH nouvelle génération ».

Source : La Revue du digital – 17/02/2016

Les smart contracts vont-il faire la peau au droit 1.0 ?24-11

Avec les progrès de la cryptographie illustrés par l’essor de la blockchain, l’ubérisation du droit est devenue une réalité avec l’apparition des smart contracts. Ils désignent un type de contrats capables de s’exécuter sans intervention humaine. Ils s’appliquent grâce à un programme informatique automatisé définissant les règles d’application du contrat. Dans ce cadre, la blockchain permet d’authentifier et sécuriser le contenu de ces smart contracts.

Le mécanisme d’automatisation existe depuis bien longtemps déjà. Par exemple, lorsque nous achetons une canette sur un distributeur automatique, l’exécution du contrat est automatisée. Ce que changent les smart contracts, c’est qu’ils s’ouvrent à tous les types de transactions dont l’exécution repose sur un traitement de données. En finance, par exemple, cela signifie qu’un prêt pourrait être accordé automatiquement dès lors que l’emprunteur répond à un ensemble de critères.

Cependant, l’utilisation de ce nouvel instrument n’est pas sans risques. En effet, il est impossible de déterminer tous les aspects d’une négociation entre deux cocontractants à l’avance. Or, le smart contract ne permet pas d’ajuster les conditions d’application en fonction du contexte car il repose sur l’automatisation. Autre exemple : l’existence de bugs qui peuvent venir affecter l’efficacité de l’exécution.

Une question se pose alors : comment réguler ce nouveau type de contrats ? Faut-il les inclure dans la législation existante ou créer un nouveau droit des contrats automatisés ? La question reste en suspens. Une chose est sûre, avec l’amplification de l’utilisation de la technologie blockchain en management et en ressources humaines, le smart contract finira certainement par pénétrer ces sphères. Il pourrait notamment s’attaquer en des termes nouveaux au contrat de travail.

Source : L’express – 30/09/2016

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