Les « digital natives » changent l’entreprise

Group of young people using laptop.

Le rapport avec les nouvelles technologies numériques occupe une part importante de la vie des « millenials ». Celui-ci structure aussi bien leurs habitudes d’apprentissage que leur comportement : « Ayant grandi avec Internet puis les réseaux sociaux, ils abordent les problèmes en s’appuyant sur l’expérimentation, les échanges avec leur entourage, la coopération transverse sur des projets donnés » affirme Cécile Fontbonne, superviseuse de la Petite Fabrique (Orange). Ils se révèlent ainsi portés sur l’extérieur, leur intérêt va au-delà de leur unique sphère individuelle.

« Ce qu’ils recherchent, c’est le sens de leur action et la qualité de vie au travail » selon le coach Eric Albert, même si « de toute façon, ils ne croient plus à ce qu’affirment les entreprises sur elles-mêmes, ils ne croient que ce qu’ils voient et ce que leur communauté en dit » déclare Jean-Noël Thiollier, DRH France de Dentsu Aegis. Pour autant, leur engagement au travail est tributaire de sa capacité stimulatrice. S’ils n’y trouvent pas leur compte, ils vont voir ailleurs.

Par conséquent, ils changent l’entreprise de l’intérieur même. C’est le cas pour les RH tout d’abord, puisque la place de l’humain s’accroît : des « feedbacks » réguliers s’imposent et la détection des signes de lassitude est indispensable. En définitive, « on sort de la financiarisation de la fonction RH » constate Jean-Noël Thiollier.

Au-delà de la seule fonction RH, les « millenials » remettent aussi en cause la rétention d’information au sein de l’organisation et craignent une verticalité trop rigide du système hiérarchique. Pour Sophie Guieysse, ex-DRH du groupe Canal+, c’est le modèle même de la propriété intellectuelle qui est questionné à l’heure de l’ouverture des organisations et de leurs données stratégiques.

Source : Le Monde – 27/09/2016

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